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Métropole Nantes-Saint-Nazaire : Le département, garant d’un développement équilibré

Ce matin, aux côtés de Jean-Marc Ayrault et de Joël Batteux, j’ai encouragé le renforcement de la métropole Nantes-Saint-Nazaire.
“A la Métropole le souci de l’attractivité, au Département le maintien des grands équilibres et la régulation entre territoires!”

Vous pouvez lire ci-dessous le discours que j’ai tenu ce matin devant l’Assemblée départementale:

” Nous allons délibérer ce matin autour de l’avis que le Conseil général doit formuler au projet de pôle métropolitain Nantes-Saint-Nazaire, nouvel Établissement Public « constitué par accord entre des Établissements Publics de Coopération Intercommunale à fiscalité propre », créé par la loi n°2010-1563 du 16 décembre 2010.

Je donnerai dans quelques minutes la parole à Jean-Marc Ayrault, président du SCOT métropolitain – et aussi un ancien membre de cette assemblée – à qui j’ai proposé de venir exposer lui-même les motifs de cette transformation du syndicat mixte du SCOT en établissement public du pôle métropolitain.

Au préalable, je veux dire quelques mots, pour insister sur la véritable complémentarité entre le Département de Loire-Atlantique et la métropole Nantes Saint-Nazaire : une cohérence territoriale, une complémentarité de fonctions et aussi un partage de vues politique.

Car la métropole n’est pas une île au milieu d’un océan désolé, pas plus que le Département ne peut mettre de côté sa métropole, qui est le moteur de son développement.

La Loire-Atlantique a une grande chance : celle de posséder un réseau urbain complet, qui repose sur une grande métropole bipolaire, des pôles urbains secondaires, et de plus petits bourgs. Tous les territoires, tous les départements, n’ont pas cette chance, croyez-moi.

Le Département et sa métropole ont partie liée, chacun dans leur registre :

  • le pôle métropolitain agit pour l’attractivité de son territoire et son développement, en déployant des politiques publiques cohérentes et innovantes (développement économique, promotion de l’innovation, de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la culture, aménagement de l’espace et développement des infrastructures et des services de transport), avec le souci d’un rayonnement national et européen ;
  • le Département, quant à lui, est davantage concentré sur le développement endogène et assure un rôle de régulateur des équilibres internes et de son territoire.

Il n’y a pas de concurrence, ni de substitution de l’un par l’autre.

Néanmoins, la situation de notre territoire est instable, fragile, et son développement pose de sérieux défis :

  • étalement urbain
  • consommation et renchérissement du foncier
  • accès à l’habitat,
  • gestion des déplacements,
  • concentration dans la métropole des activités économiques, des richesses, mais aussi des problèmes sociaux.

J’y vois précisément une mission essentielle pour le Département que de veiller au maintien des équilibres. Ces défis qui nous sont posés par la métropolisation, le Département les relève de façon tout-à-fait délibérée. C’est leur complexité qui l’oblige à se réinventer, à faire la démonstration de sa plus-value.

Ainsi :

  • quand le Département créée l’Agence départementale de conseil et de développement afin d’apporter à tous les territoires les moyens d’un développement durable et de qualité ;
  • quand il impulse l’Agence foncière de Loire-Atlantique et les Périmètres de protection des espaces agricoles et naturels, pour avoir une action efficace et décisive sur la consommation voire la spéculation foncière ;
  • quand il réoriente sa politique de soutien aux territoires (vers les communes petites et moyennes, ou concernées par le futur aéroport, ou bien au bénéfice des intercommunalités moins favorisées) ;
  • quand il organise et renforce le dialogue inter SCOT ;
  • quand il élargit vers le littoral le périmètre de réflexion et d’intervention de l’ACEL ;
  • quand il agit pour le bon maillage de la Loire-Atlantique en collèges, habitat social, équipements publics, modes de transports alternatifs.

Alors, oui le Département agit pour le renforcement des équilibres internes de la Loire-Atlantique, il fait véritablement face aux défis, et il est d’ailleurs le seul à pouvoir le faire à l’échelle de ce bassin de vie qu’est aujourd’hui la Loire-Atlantique.

Alors, la création du pôle métropolitain constitue certainement pour la métropole l’opportunité d’intégrer de nouvelles responsabilités lui permettant de répondre aux enjeux d’attractivité du territoire, de cohésion sociale et de défis environnementaux. De mon point de vue, il est évident : le Département n’a pas à craindre le renforcement de la métropole, il doit au contraire le souhaiter et l’encourager, car c’est ce renforcement qui rend le département plus pertinent et plus indispensable.

Tout autant, le Département ne peut que souhaiter le renforcement des acteurs des autres composantes de la Loire-Atlantique, qu’il s’agisse du Sud du département ou du Nord. Le travail réalisé par la CDCI n’a d’ailleurs pas clos le débat de l’organisation territoriale et, s’il faut se défier d’un réaménagement à la hussarde, sous la pression et la contrainte, je suis pour ma part favorable à ce que les collectivités prennent leur destin en mains. J’aurai d’ailleurs l’occasion de faire des propositions dans les prochains mois.

Je donne la parole à Jean-Marc Ayrault, et je vous remercie de votre attention.”


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A propos…

Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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