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Viande de cheval : « Pour un véritable service public de la sureté alimentaire au service de notre santé! »

« Nous devons rebâtir un véritable service public de la sureté alimentaire au service de notre santé ! »

Le scandale de la viande de cheval a révélé l’insuffisance des mesures d’auto-contrôle réalisés par les industriels de l’agro-alimentaire. J’ai demandé, au nom du Département, davantage de contrôles officiels sur les aliments car notre sécurité alimentaire n’a pas de prix!

Quelques articles dans la presse qui reprennent cette initiative:

http://www.andlil.com/un-laboratoire-public-en-france-traque-la-viande-de-cheval-94910.html

http://www.lagazettedescommunes.com/155526/viande-de-cheval-findus-met-les-laboratoires-departementaux-sur-le-devant-de-la-scene-viande-de-cheval-findus-remet-sur-le-devant-de-la-scene-les-laboratoires-departementaux/

Aujourd’hui, il est urgent de réintroduire des contrôles scientifiques et une expertise indépendante autour des éléments qui mettent en jeu la santé publique.

Des organismes publics existent déjà pour cela : les laboratoires départementaux, qu’il convient de mobiliser dans ce cadre et de renforcer. En Loire-Atlantique, l’Institut départemental d’analyses et de conseil (IDAC) s’est fait une spécialité de la surveillance de la qualité sanitaire des aliments. Sollicité par plusieurs industriels, il réalise les tests ADN pour vérifier la nature des espèces animales présentes dans les produits alimentaires.

Photo extraite du site de l’IDAC

Une garantie scientifique et indépendante : les laboratoires départementaux

L’enjeu que pose cette crise, qui vient après de nombreuses autres, c’est l’existence d’un véritable service public de la sûreté alimentaire. Il faut garantir aux citoyens et aux consommateurs des analyses indépendantes des intérêts économiques et financiers, et impartiales au plan scientifique.

Aujourd’hui, des organismes existent qui sont susceptibles d’apporter à la fois cette garantie scientifique, une assurance d’indépendance, ainsi qu’une couverture complète du territoire national : ce sont les 75 laboratoires départementaux d’analyses.

Adossés aux conseils généraux, ces laboratoires publics travaillent à la fois pour des autorités publiques et de très nombreux clients privés. Ils ont les capacités scientifiques et humaines de pratiquer tout contrôle sur la santé des animaux, la qualité des aliments et de l’eau ainsi que la surveillance de l’environnement.

Les laboratoires publics sont pourtant mis en difficultés depuis quelques années. Ils sont à la fois :

Cibles du dumping commercial de la part de quelques laboratoires privés, visant à aboutir à une situation oligopolistique voire monopolistique privée.

Mis en concurrence par les donneurs d’ordre publics, au premier rang desquels l’Etat, pour certaines analyses officielles qui leur étaient auparavant confiées. C’est le cas des analyses liées au contrôle sanitaire des eaux potables et des eaux de baignades depuis la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006 qui a imposé la mise en place d’appels d’offres. Il en a résulté un transfert très important des analyses officielles sur l’eau potable vers deux laboratoires privés. A noter qu’il n’en est pas de même dans la  plupart des pays européens, où le contrôle des aliments et l’épidémio-surveillance des maladies animales, la sécurité sanitaire et la sécurité des populations reposent sur un réseau de laboratoire publics.

Plusieurs laboratoires publics, dont les compétences et les moyens étaient reconnus, ont déjà dû arrêter certaines de leurs activités après la perte de marchés d’analyses officielles. L’affaiblissement de ce maillage territorial contribue à réduire la capacité de réaction en situation de crise sanitaire ou environnementale.

“Il n’est pas possible d’affaiblir continuellement les laboratoires départementaux en les soumettant à la concurrence et à la règle du moins-disant quand tout va bien, et de se tourner vers eux en ultime recours, quand la crise est là »

Le Département de Loire-Atlantique a exprimé tout son intérêt pour le projet de création d’un Établissement public de la Sûreté sanitaire de l’alimentation (EPSSA) porté par le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (organisme sous tutelle du Ministère de l’Agriculture) : cet établissement pourrait réunir au sein d’une même structure qui serait largement décentralisée les capacités d’intervention vétérinaires de l’Etat et les compétences d’analyse des laboratoires départementaux. Ces laboratoires et les Départements deviendraient ainsi pleinement partie prenante du dispositif sanitaire national.

 

 


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A propos…

Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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