La machine à perdre de la France c’est l’Etat pas les collectivités territoriales

Dans le débat actuel sur la réforme des institutions, je déplore un grand absent : l’Etat. Avant de
réfléchir à une réforme territoriale dont on sait pertinemment qu’elle ne sera pas source d’économies,
occupons-nous d’abord du principal blocage : l’omnipotence de l’Etat.
En effet, je crois que le problème est posé à l’envers : notre pays a besoin des énergies de nos
territoires, pas d’un Etat devenu machine à perdre de la France. La chance de notre pays, ce sont
justement ses collectivités locales, ses entreprises, ses associations… Tout ce tissu local qui crée la
dynamique.
L’Etat, lui, s’endette et alourdit la France : la machine est à bout de souffle. Une révision s’impose.
Avons-nous vraiment besoin de directions régionales des services de l’Etat qui ne sont plus là que
pour empêcher les initiatives locales ? Si je milite pour un contrôle accru de la gestion des collectivités
par les chambres régionales des comptes, il est temps pour l’Etat d’abandonner sa tutelle permanente
et paralysante.
Faisons les choses dans l’ordre. Oui à un débat sur l’organisation territoriale. Mais il ne servira à rien
si l’Etat ne se recentre pas, d’abord, sur ses fonctions régaliennes aujourd’hui déficientes : la justice
met des années à rendre des décisions, l’armée peine à répondre à ses missions, le système éducatif
a besoin de se moderniser, la sécurité des personnes n’est pas assurée sur l’ensemble du territoire…
Quand on veut aller à l’essentiel et redonner confiance, est-ce encore tolérable ?


3 commentaires

HALGAND , le 10 avril 2014

L’absence de l’état est cruel en cette période effectivement je reste persuadée que le plus haut niveau n’est plus du tout en phase avec le citoyen les collectivités qui font des économies, qui sont moteur de l’économie en investissant encore et encore avec des moyens tous les jours diminués nous avons une obligation d’avoir des comptes sincères et équilibrés et nous tenons nos engagements. avant de tout bousculer la paysage territorial penchons nous pour savoir qui fait qui qui f ait quoi avec quels moyens et quels domaines plus précisément. Que l’état enlève ses œillères et concerte les élus qui vont au charbon tous les jours pour redonner confiance sur la politique nationale à nos concitoyens j’ai été étonnée pendant la campagne de cueillir le désaveu et l’amertume sur les décisions prises depuis deux ans. Le cri des gens : On ne nous écoute pas sur l’emploi, l’école, notre condition économique, la santé voilà

Aaa , le 21 avril 2014

Ah, ah, ah et les socialistes nous refons le même coup : si c’est pas l’état qui fiscalise alors ce doit être les collectivités locales. Incorrigibles ! On ne s’en sortira jamais avec cette éternelle logique.

Agnès , le 10 février 2018

Solidarité nationale face aux économies à réaliser lorsque les déficits étaient à leur plus faut niveau…

Je crains que le refus de procéder à des regroupements de territoires logiques, en accusant l’Etat de détenir la palme de la gabegie, ne fasse l’objet d’un retour de boomerang lorsque la Loire Atlantique aura besoin de celui-ci pour développer des infrastructures majeures du type 3ème Aéroport International, LGV Nantes Rennes, ou même l’augmentation du cadencement des TGV Nantes Paris.

Pourquoi privilégier un territoire qui serait le seul à s’être exonéré de la réforme territoriale et de l’élargissement des régions ?

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Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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