Les chantiers navals de Saint-Nazaire ne doivent pas être les victimes collatérales

Après avoir accumulé les bonnes nouvelles au printemps dernier, les chantiers navals de Saint-Nazaire doivent faire face à des vents contraires en cette rentrée. Brittany Ferries vient en effet de confirmer ce que l’on pressentait depuis plusieurs semaines déjà : la compagnie bretonne renonce au volet gaz naturel liquéfié (GNL) de son plan de transition écologique, ce qui revient à condamner la construction par STX de l’un des trois plus grands navires fonctionnant au GNL au monde.

C’est évidemment une très mauvaise nouvelle pour les chantiers de Saint-Nazaire. Et bien au-delà : les 2,6 millions d’heures de travail qui s’envolent avec la réalisation de ce navire du futur sont un coup dur porté à l’économie de la Loire-Atlantique.

Si l’excellence du travail des femmes et des hommes qui oeuvrent aux chantiers navals de Saint-Nazaire n’est pas remise en cause par cette annonce, ils ne doivent pas devenir les victimes collatérales de revirements qui les dépassent.

En se positionnant sur le marché des ferries au gaz, les chantiers de Saint-Nazaire ont fait le choix de l’avenir. Cette anticipation des normes anti-pollution à venir ne doit pas nuire à leur futur : je demande à Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de permettre l’exemption temporaire réclamée par Brittany Ferries. Seule cette décision permettra aux chantiers navals de STX de poursuivre sur la voie de l’innovation et de construire les navires de demain à Saint-Nazaire.


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Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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