La Centrale de Cordemais ne doit pas disparaître

Voici le courrier que j’adresse au Premier ministre pour évoquer l’avenir de la centrale de Cordemais :

C’est avec une grande inquiétude que j’ai pris connaissance de la volonté du gouvernement d’anticiper la fermeture de la Centrale thermique de Cordemais, située en Loire-Atlantique.
Cette centrale, la première de France, assure 25 % de la consommation électrique annuelle de la région des Pays de la Loire. C’est un acteur économique majeur du territoire de la Loire-Atlantique. Située au cœur de l’estuaire de la Loire, elle emploie près de 600 salariés et contribue quotidiennement à 1 000 emplois indirects. Ses activités sont en pleines complémentarités avec celles du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire et de la raffinerie Total de Donges et assurent un rôle économique et industriel essentiel au secteur estuarien du Département.
S’il y a quelques mois, EDF a annoncé sa volonté d’arrêter les deux tranches fiouls de la Centrale à horizon 2018, les deux tranches charbon en activité font actuellement l’objet d’un important chantier de rénovation de près de 350 M€ afin d’assurer leur prolongation jusqu’en 2035. J’ai pu récemment échanger avec le Directeur, qui m’a présenté le projet actuellement en phase de test, d’ajout de biomasse au charbon dont les premiers essais ont été très concluants. C’est dans cet objectif de transition énergétique et de pérennité du site que j’ai souhaité réunir prochainement l’ensemble des collectivités locales concernées par l’avenir de la Centrale et sa mutation vers la biomasse énergétique.
Aujourd’hui le Département de la Loire-Atlantique est pleinement investi dans le développement et la valorisation des activités économiques estuariennes. Ainsi, en décembre dernier, le Département a voté un investissement de 10 M€ pour faire du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire le port français de la transition énergétique d’ici à 2020. C’est dans cet esprit que nous participerons à hauteur de 8M€ au projet de contournement ferroviaire de la raffinerie Total de Donges aujourd’hui traversée par la ligne de train Nantes – Le Croisic. Ce projet estimé à 150 M€ ne saurait être dissocié du maintien des activités de la Centrale de Cordemais.
Au même titre que le futur aéroport de Notre Dame des Landes, le Grand Port Maritime ou le parc éolien de Guérande actuellement en construction, la Centrale de Cordemais fait partie des acteurs structurants de notre département et constitue un partenaire indispensable à notre développement.
Monsieur le Premier ministre, je connais votre attachement au développement de nos territoires. La fermeture de la Centrale Thermique de Cordemais se solderait par des conséquences économiques et sociales lourdes pour l’ensemble des activités du bassin industriel estuarien. Afin de préserver les conditions de notre développement, vous pouvez compter sur une mobilisation sans failles des élus locaux de Loire-Atlantique.


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Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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