Protéger les mineurs, notre plus importante responsabilité

Plus de 5 200 enfants ou jeunes, résidant en Loire-Atlantique, sont concernés par une prestation de l’aide sociale à l’enfance.

Protéger les mineurs, en difficulté ponctuelle ou en grand danger, est la plus importante responsabilité d’un Président de Département. Je mesure chaque jour la difficulté de l’assumer mais aussi la grandeur de cette mission.
En mars 2016, la loi Meunier a été promulguée. Elle porte le nom d’une sénatrice qui fut élue du Département et qui, de son expérience, a souhaité redéfinir la protection de l’enfance en la recentrant sur les besoins de l’enfant.
Des mesures très concrètes y figurent. Parmi elles, la création d’un conseil national de la protection de l’enfance, chargé notamment d’évaluer les politiques mises en œuvre.
La possibilité, également, d’accompagner un jeune en difficulté au-delà de ses 18 ans, par exemple, en faisant perdurer une aide pour terminer l’année scolaire engagée.
Les procédures lourdes d’abandon parental sont remplacées par des procédures judiciaire de délaissement afin de faciliter l’admission de l’enfant en qualité de pupille de l’État et son adoption.

Je soutiens de telles mesures, qui prennent le parti des jeunes, qui les mettent au premier plan.

La protection de l’enfance est un sujet sensible dont il ne faut pas éluder les échecs mais sur lequel, je le crois, il faut savoir mettre en lumière ce qui marche. Rien n’est parfait et nous essayons, inlassablement, d’ajuster les mesures d’accompagnement. La prévention auprès des familles isolées est un axe clé de notre projet. Anticiper, comprendre les problèmes avant qu’ils ne deviennent trop lourds, améliorer le système d’information quand une situation dérape, c’est là tout le défi que mènent, en partenariat étroit avec les associations et la protection judiciaire de la jeunesse, les travailleurs sociaux du Département.


1 commentaire

Bierling. MC , le 4 octobre 2016

C’est vrai que la Protection des mineurs est capitale..Les politiques en place ont le méritent d’exister mais ce qui manque…pas besoin d’évaluations lancées avec moult es solennités….C’est pas si compliqué : .des professionnels oeuvrent au quotidien pour soutenir enfants et familles…mais ,30 ou 35 familles et enfants à accompagner ,à soutenir au quotidien, réfléchir à autant de situations seuls et en équipe pour travailler intelligemment, rencontrer les professionnels, les institutions et les structures qui accueillent l’enfant, mettre en place le nécessaire pour avoir une approche globale , construite et partagée afin de proposer quelque chose qui s’appelle l’avenir à l’enfant….pour faire tout cela et bien d’autres choses encore, il faut simplement plus de personnels qualifiés et moins de prises en charge par personne ! Et puis aussi, quand on sait le nombre d’enfants pour lequel un placement est demandé et qui sont toujours dans leur famille …le nombre de placements inadaptés,…le manque de familles d’accueil…alors pas besoin d’évaluation , la conclusion est simple : être imaginatif pour créer des petites structures, souples, ouvertes, des internats de semaines, etc…etc… Tous les professionnels, les Juges des enfants, savent ce qui leur manque pour optimiser les décisions prises pour assurer la protection des mineurs….alors , je rêve d’un Département…, je rêve que mon département retrouve tout simplement un maximum de bon sens et utilise le peu d’argent disponible non pas dans des frais de missions mais réellement pour les énfants : c’est une urgence vitale que de n’être pas seulement médiocre pour des enfants dont on a la responsabilité d’en prendre soin et de les aider à bien grandir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos…

Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

Derniers articles