L’abandon du projet ne fera que des perdants

La décision du Président de la République est lourde de conséquences. Il tourne ainsi le dos à, la justice, à la décentralisation et au suffrage universel.
L’abandon du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes ne fera que des perdants. Les habitants d’abord, car les nuisances perdureront pour les 70 000 femmes, hommes et enfants quotidiennement survolés. Le territoire ensuite, car l’abandon sera synonyme de coup de frein porté au développement d’un territoire dont chacun connait le dynamisme et l’attractivité. Le monde économique, qu’on freine dans son expansion. Le développement durable car, paradoxalement, le transfert est un outil efficace de lutte contre l’étalement urbain qui libère des terres en milieu très urbain. La démocratie car comment justifier, en démocratie, le fait de renier la force du vote populaire, la légitimité des élus locaux et la justesse des décisions de justice ? L’Etat, aussi, car la décision interrogera sa propre capacité à mener à bien de nouveaux projets structurants, tournés vers l’avenir. Emmanuel Macron, enfin, qui commet là son premier grand reniement lui qui, encore candidat à l’élection présidentielle, avait déclaré qu’il fallait respecter le vote.

L’ouest de la France est une chance pour notre pays

Demain, l’Ouest de la France aura les mêmes besoins, les mêmes attentes qu’aujourd’hui. La décision du Président de la République ne saurait être celle qui mettrait un coup d’arrêt à nos projets. L’Ouest de la France est un territoire périphérique, éloigné du coeur de l’Europe, qui a toujours su surmonter ce handicap géographique par son dynamisme, sa richesse industrielle et culturelle, son inventivité.
Il aura demain besoin de se connecter à un monde en mouvement. J’ai la conviction intime que l’Europe de demain sera celle des mobilités accélérées et des déplacements quotidiens entre les métropoles européennes. Ce n’est pas parce que l’Etat nous abandonne une nouvelle fois que nous allons baisser les bras.

L’Ouest de la France est une chance pour notre pays, en aucun cas il ne peut devenir son problème. Territoire périphérique, éloigné du coeur de l’Europe, il a su relever les défis de l’avenir et surmonter ce handicap.

L’alliance d’atouts naturels et de choix audacieux explique certainement ce dynamisme. L’Ouest de la France, c’est un patrimoine naturel et culturel envié et diversifié, un réseau de villes respectueux des équilibres et des complémentarités, une richesse industrielle reconnue internationalement, des infrastructures ayant su évoluer et s’adapter en permanence, des activités de pêche et d’agriculture qui se maintiennent et se réinventent, des centres universitaires et de recherche en pointe qui sont le germe des investissements d’avenir, notamment pour les énergies renouvelables.

Dans un moment de profondes mutations qui nous imposent de trouver un nouvel équilibre entre le développement économique et la préservation des ressources naturelles, le Président de la République a cédé à la tentation de la pause.

Le projet était conciliable avec la transition écologique

Je suis convaincu que l’enjeu foncier était étranger au projet de transfert, que celui-ci se joue dans les villes qui ne doivent plus s’étendre indéfiniment au détriment des terres agricoles. En Loire-Atlantique, nous étions en passe de remporter cette bataille exigeante, notamment en libérant, au coeur de la métropole de Nantes, une emprise foncière considérable pour y construire des logements et implanter des nouvelles entreprises.

Transférer l’aéroport ne remettait pas en cause ce qui fait l’ADN du département de Loire-Atlantique, où les choix faits depuis plusieurs décennies en ont un fait un territoire où 15 % des exploitants agricoles et 13 % des surfaces cultivées le sont en agriculture biologique.

Notre département reste celui en pointe sur les énergies nouvelles, non fossiles, avec les investissements d’avenir sur l’éolien maritime notamment, mais aussi les parcs éoliens citoyens terrestres. Il sait conjuguer deux ressources, l’une rare, l’autre abondante : le foncier et l’eau. C’est parce que l’eau est très présente que nous maîtrisons, en Loire-Atlantique particulièrement, les enjeux du partage des terres. Si nous avions été persuadés que le transfert de l’aéroport n’était pas conciliable avec la nécessaire transition écologique, nous ne l’aurions pas soutenu. C’est aussi ce qu’il faudra retenir de cette mauvaise décision.


8 commentaires

Patrick , le 17 janvier 2018

C’est effectivement un mauvais résultat pour les porteurs du projet.
Le pilotage n’était visiblement pas le bon au regard des interventions entendues ce soir, en Vendée où le charismatique Président du Conseil Départemental Philippe de Villiers a expliqué s’être clairement prononcé contre le projet en indiquant que la très grande majorité des vendéens étaient contre (et que pour cette raison ils avaient exclus du périmètre du référendum) ; même son de cloche à Niort chez une des leaders du parti socialiste, Ségolène Royal ; pareil à Angers où des élus ont expliqué qu’ils fréquentaient tout autant l’aéroport TOURS VAL DE LOIRE bien plus accessible, avec moins de risque de bouchons ; quant aux élus de la Sarthe consultés par les services du Premier Ministre la plupart ont indiqué que les liaisons vers les aéroports de Paris leur importait davantage.

Compte tenu de ces éléments, le portage a semblé au Président de la République et au Premier Ministre un peu trop nanto-nantais ; pour un projet de plus d’un milliard d’euros, cela pas fait me poids face aux services et aux contraintes financières de l’Etat.

Sans surprise au final.

Laurent (56) , le 19 janvier 2018

De la part d’un Vannetais très déçu par le portage de ce projet d’infrastructure destinée à toute la Bretagne Sud :

Monsieur Grosvalet,

Nous apprenons, qu’à l’occasion des consultations menées auprès de dizaines d’élus locaux par le Premier Ministre, les principaux leaders vendéens (souvent étiquetés MPF) ont très fortement influé sur la décision finale qui a abouti à l’abandon de la plateforme aéroportuaire de NDDL (objectif création d’un hub en Nord-Loire).

Nous découvrons par ailleurs que des députés LREM élus en Anjou ont mené un lobbying anti-NDDL forcené auprès du Ministre de l’Ecologie et du Premier Ministre, alors même qu’ils ont dirigé la région des Pays de la Loire en tant que Vice-Président auprès de Monsieur Auxiette. Dès lors, on comprend mieux pourquoi le Premier Ministre, Edouard Philippe, a fondé son argumentaire sur l’immense division des élus locaux sur ce projet, et la possibilité de rejoindre rapidement les grands aéroports parisiens.

Aux antipodes de ces prises de position d’élus de Vendée ou de Maine et Loire qui se félicitent maintenant ouvertement de l’abandon du projet, je vous indique qu’en tant que militant LREM en Bretagne ce projet faisait l’unanimité chez les députées LREM bretons qui ont toujours soutenu fermement ce projet. D’où leur immense déception aujourd’hui en Morbihan, Finistère Sud, Ile et Vilaine.

Je vous renvoie au Ouest France de Vannes d’hier pour prendre connaissance de l’ampleur de cette déception, tous partis politiques confondus en Bretagne Sud :

OF Vannes 19/01/2017 – extraits édifiants tant ils sont aux antipodes des interviews d’élus ligériens qui passent en boucle à la télé

“C’est la débâcle de la démocratie”

Muriel Jourda, sénateur du Morbihan :
« Cette nouvelle est triste pour le grand Ouest et pour le Morbihan dont l’économie avait tout à espérer de cet aéroport international. Les solutions alternatives sont des leurres qui ont d’autant moins de chances d’aboutir que les zadistes de tous horizons, professionnels de la contestation, se sentiront renforcés dans leurs prochains combats par la faiblesse d’Emmanuel Macron et de son gouvernement qui n’ont pas été à la hauteur de leur tâche. Tout militait en faveur de la réalisation de l’aéroport : l’utilité économique d’un équipement de transport international pour le grand Ouest ; l’état de droit manifesté par 179 décisions de justice confirmant la légalité du projet ; la démocratie locale exprimée par la volonté des élus locaux majoritairement favorables à NDDL ; la démocratie populaire exprimée par un référendum positif… Et l’on voudrait nous faire prendre pour une décision ce qui est la consécration de cette effarante réalité : les contestataires professionnels, pour peu qu’ils créent un trouble à l’ordre public suffisant, peuvent avoir le dernier mot en France. C’est la débâcle de la démocratie. Et du Président Macron. »

 «  Les Bretons sont pénalisés, les Bretons sont oubliés »

David Robo, maire de Vannes. 
« Je suis vraiment très en colère. Je ne m’attendais pas à cette décision qui plus est avec les arguments donnés par le Premier ministre. Il fait fi du référendum qui a donné lieu avec 55 % à une large mobilisation, il fait fi des 179 recours de justice gagnés par le syndicat mixte, il fait fi de ce qui va se passer avec des recours qui seront faits pour Nantes Atlantique ce qui ne permettra pas d’agrandissement des pistes avant des années. Il parle de délester une partie du trafic vers Rennes mais c’est une ville déjà en pleine expansion. Aujourd’hui les Bretons sont pénalisés, les Bretons sont oubliés. On a bien là une vision parisienne des choses.
Aujourd’hui, un Locminois va prendre sa voiture pour venir jusqu’à la gare de Vannes, après il va prendre le train jusqu’à Paris, puis le métro ou le RER… On rate une chance historique pour le développement de la Bretagne. Quand j’ai vu le Premier ministre je lui ai parlé du fret essentiellement. On est une région agricole qui produit mais aussi qui transforme à travers l’industrie agroalimentaire, et ça part par semi-remorques. On sait que l’éco taxe reviendra, à moyen terme, sur la table. Comment vont faire nos entreprises alors qu’aujourd’hui il n’y a pratiquement pas de fret à Nantes et un petit peu à Rennes ? Nos produits partent de Roissy-Charles de Gaulle et d’Orly.
Nous sommes sacrifiés et je ne vois pas pourquoi. S’il y a un dossier qui fait consensus chez les élus, c’est celui-là. Les financements sont là, le projet est prêt… On nous annonce une évacuation de la ZAD au printemps, je rappelle que cela va jusqu’à fin juin ou encore que certains pourront rester. Il y a un manque de courage, de vision claire. Le Premier ministre parle de division mais il n’y en a pas. À part peut-être au sein du gouvernement avec Nicolas Hulot qui, j’en suis persuadé, a mis sa démission dans la balance.
On a déjà été sacrifié lors du redécoupage territorial. On se gargarisaient d’être restés une région à quatre départements. Et, aujourd’hui, on s’aperçoit que l’on est la plus petite région française après la Corse et qu’on ne pèse plus. Ce n’est pas demain qu’il y aura des répercussions pour le trafic passager et fret mais dans les décennies à venir. »

Pierre Le Bodo, président de Golfe du Morbihan-Vannes Agglo. 
« J’attendais du gouvernement un choix courageux. Je le craignais: les opposants ont gagné, comme assez souvent. Je savais la décision difficile à prendre après cinquante ans d’inertie des gouvernements précédents. La nécessité de rétablir l’ordre public (avec d’infinies précautions) s’est substituée à un choix d’intérêt général. Des projets respectants le droit sont-ils encore possibles dans notre pays? Sans projets d’ampleur susceptibles de remplacer Notre-Dame-des-Landes, cet abandon sera ressenti comme une humiliation tant par les entreprises que par les habitants. Redonnez au Grand Ouest et à la Bretagne l’espoir de croire à la France. »

François Goulard, président du conseil départemental 56. 
« Lors de la remise du médiocre rapport des prétendus médiateurs, j’avais sur ma page Facebook exactement prévu la décision du gouvernement, sous le titre « Emmanuel Macron est décidément un malin ».
Ce renoncement se veut une habileté, permettant de satisfaire apparemment les besoins de l’économie régionale, de ne pas fâcher les écologistes et notamment Nicolas Hulot et de ne pas exposer le gouvernement à un difficile rétablissement de l’ordre sur la ZAD. Mais comme souvent, les échappatoires habiles ne résolvent rien. L’agrandissement de la plate-forme actuelle, qui prendra des années, ne permettra pas au Grand Ouest de disposer d’un grand aéroport, facilement accessible et doté de bonnes liaisons européennes.
Notre région subit aujourd’hui un préjudice considérable. Mais le plus grave est sans doute le terrible message qu’envoie cet abandon : il sera dit que quelques dizaines de misérables, dans notre pays, ont fait plier un gouvernement qui n’a pas le courage de les affronter. La décision du Président de la République a un nom : c’est une lâcheté d’État. »

Hervé Pellois, député de Vannes. 
« Après cette annonce gouvernementale, j’éprouve de la déception. J’ai porté, comme la majorité des élus bretons, ce projet que j’aurais souhaité voir aboutir. Maintenant, l’heure est venue de se mettre rapidement au travail pour construire un nouveau projet susceptible de rendre le meilleur service aux bretons et à la Bretagne. Le Premier ministre a annoncé vouloir être aux côtés des élus pour le mener à bien. Soyons inventifs et innovants, soyons plus déterminés que jamais à défendre notre territoire périphérique. »

“Je respecte cette décision, mais reste sur ma position”

Nicole Le Peih, députée LREM de Pontivy-Elven :
 ”Je me rallie à la décision du gouvernement. Mais je reste sur ma position. Notre-Dame-des-Landes aurait été un beau projet fédérateur pour la Bretagne. J’aurais aimé que ce soit un pont aérien économique enter la France et L’Europe pour le transport des passagers et du fret. J’aurais préféré un grand aéroport pour l’Ouest plutôt que Francfort. Pour agrandir Nantes, il faudra dix ans. D’ici là, il faudra aller à Francfort.
Elle-même éleveur de volailles en plein air, elle pense aussi aux agriculteurs : “La Zad va être démantelée je l’espère. Il faut que l’agriculture retrouve ses terres.”

“Une mauvaise nouvelle pour l’économie du grand ouest”

Jacques Le Nay, sénateur UDI du Morbihan, qui “regrette pour plusieurs raisons la décision du Président de la République et du gouvernement d’abandonner le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes”: “il s’agit d’une très mauvaise nouvelle pour l’économie du grand ouest de la France. Cette décision va nuire au développement économique de la Bretagne en général et du Morbihan en particulier. Quant à l’alternative de l’agrandissement de Nantes Atlantique, elle ne manquera pas de faire l’objet d’opposition farouche en raison de la proximité d’une zone Natura 2000 et du survol de l’agglomération nantaise. Cette option ne paraît pas être une solution à long terme.
Ensuite, l’Etat remet en cause de son propre chef un projet validé par les collectivités locales, par les élus de terrain, par plus de 170 décisions de justice et par une consultation citoyenne. Immanquablement cette décision fera jurisprudence ! Aujourd’hui, comme beaucoup d’élus, je me demande si nous ne sommes pas condamnés à ne rien faire ? J’invite les décisionnaires parisiens à relire le livre écrit en 1947 par Jean-François Gravier, « Paris et le désert français » afin qu’ils redécouvrent l’intérêt de l’aménagement du territoire national limitant le déséquilibre entre Paris et la province”.

Norbert Métairie, maire socialiste de Lorient, avait été reçu à Matignon le 8 janvier, aux côté d’une centaine d’élus. Il avait alors exprimé au Premier ministre ses arguments en faveur du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. « Pour des raisons de désenclavement, d’accès aux lignes internationales, par souci d’aménagement du territoire… »

Juliette (Guémené Penfao) , le 20 janvier 2018

L’ampleur de la déception des élus bretons et nantais contraste sacrément avec les réactions de joie avec élus locaux de Vendée, de Niort, de Cholet ou d’Angers qui passent en boucle sur BFM TV et i-Télé depuis 3 jours :

Philippe de Villiers a confirmé, dès l’annonce de l’abandon du projet, avoir pesé lors des consultations menées par Edouard Philippe auprès d’une centaine d’élus locaux, contre le projet NDDL parce que, selon lui, une très large majorité des vendéens y étaient opposés et souhaitaient le statut quo en conservant l’aéroport de Bouguenais.

A Niort, Ségolène Royal s’est immédiatement félicitée de cet abandon, en expliquant exactement la même chose pour l’ensemble du Sud Loire.

Et Delphine Batho a applaudi cette annonce le soir même, en indiquant que le projet était totalement inutile à ses yeux, Nantes-Bouguenais représentant l’avenir selon elle.

Demain (dimanche 21 janvier 2018), un énième débat aura lieu sur France 3 Pays de la Loire entre la Maire de Nantes Johanna Roland, et un député LREM d’Angers Monsieur Orphelin. Je vous parie que Madame Johanna Roland expliquera de nouveau le bien fondé de ce projet d’infrastructure pour les 100 prochaines années, et que vu d’Angers Monsieur Orphelin lui répondra qu’à court terme il n’y a pas de nuisances majeures ni de danger à craindre pour les nantais et que de toutes façons les ligériens qui habitent Angers ou Le Mans peuvent facilement aller prendre l’avion à partir des aéroports parisiens s’ils ont besoin de développer les affaires de leurs entreprises et de se déplacer à l’étranger dans d’autres Métropoles européennes ou sur d’autres continents.

Les blocages pour développer des infrastructures majeures partagées entre les 3 grosses agglo que sont Rennes, Nantes et Vannes, sont insurmontables à l’évidence.

Quant au développement de l’activité économique sur des Villes de taille intermédiaire comme Redon, Guémené, Grand Fougeray ou Châteaubriant, elle n’est pas prête de décoller contrairement aux nombreuses promesses…

Vincent , le 24 janvier 2018

Nantes Métropole Européenne ?

Avec la décision de conserver un aéroport qui ne desservira probablement jamais les principales métropoles européennes, c’est un sacré coup dur pour un développement que Nantes vient de subir. Qui peut croire que l’extension de la piste de Nantes Bouguenais sera réalisée d’ici 2 ans ?

Et que dire de l’idée de décentrer completement ce projet pour abandonner d’un seul coup tout développement partagé avec Rennes et Vannes alors que cette alliance s’impose naturellement dans la compétition economique actuelle ? Les conséquences du décentrage de ce projet seront lourdes pour l’avenir de cette région.. Evidemment que Nantes est lésée dans cette affaire comme l’a très justement expliqué Johanna Rolland. Mais c’est toute la Bretagne qui sort perdante et je comprends la colère froide des élus locaux à Vannes ou à Rennes qui eux-aussi mériteraient d’avoir des compensations pour le prejudice découlant de cette décision.

Elise , le 27 janvier 2018

Le choix était simple :

- Faire un aéroport international pour Nantes, Rennes et Brest, permettant à nos acteurs économiques d’aller vers toutes les grandes Métropoles Européennes, sans passer par Paris comme cela se fait dans tous les pays décentralisés (Grande Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne)

- Conserver l’aéroport de Nantes Bouguenais pour satisfaire le triangle Cholet, Niort, La Roche sur Yon. Les conservateurs (M. De Villiers, Mme Royal, M. Bourdouleix, Mme Batho) l’ont emporté, en ne ménageant pas leurs efforts. Mme Batho, ancienne ministre de l’environnement devrait pourtant savoir qu’il ne sera jamais possible d’étendre une piste d’aéroport à proximité d’une zone Natura 2000 et en milieu urbain… Je propose que l’on fasse le bilan dans 2 ans quand l’agrandissement de Nantes Bouguenais sera achevé comme promis !

Eléanore , le 3 février 2018

L’abandon du projet de transfert à NDDL correspond à un projet décentré de l’Ouest de la France qui n’intègre plus la Bretagne et ne répond plus aux enjeux d’une région qui devrait accueillir 1,5M d’habitants d’ici 2040.
Cela va aboutir à accentuer la fracture entre Nantes et le reste de la Bretagne qui aurait eu grand besoin de ce 3ème aéroport international.

Stéphane , le 10 février 2018

Bien dommage. C’était l’occasion de pouvoir rejoindre à terme le niveau de flux de passagers d’aéroports comme Lyon ou Nice, avec les retombées économiques qui en découlent, notamment en terme d’installation de nouvelles compagnies et de nouvelles destinations.

Avec l’abandon de cette infrastructure, il sera difficile de rejoindre de tels standards sauf à réaliser des miracles à Bouguenais.

Lionel , le 19 février 2018

Les élus de Vendée ont été vent debout contre ce projet de transfert à NDDL.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-herbiers-85500/vendee-la-deputee-martine-leguille-balloy-opposee-l-aeroport-nddl-5481762

Le Maire (LR) de La Roche sur Yon, Luc Brouard, n’a jamais soutenu ce projet.
Le Marie (divers droite) d’Angers non plus d’ailleurs. Il s’est ouvertement affiché contre le transfert à NDDL.

C’est sur la base de ces divisions entre les élus locaux de Loire-Atlantique (très largement favorables si on retranche les extrêmes et les écologistes), et les élus des autres départements des Pays de la Loire (très largement opposés à NDDL), que le Président Macron a dû arrêter sa décision.

Il n’avait d’autre solution que de constater le partage des positions en deux blocs équivalents et par conséquent abandonner un projet qui ne réussissait même à réunir les élus locaux en Pays de la Loire.

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