Une mauvaise décision aux mauvaises conséquences

En demandant à son gouvernement de renoncer au transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron signe son premier grand reniement. Il tourne le dos à des éléments fondamentaux de notre démocratie : une déclaration d’utilité publique, le soutien de toutes les collectivités locales, 179 décisions de justice et le référendum de juin 2016.

Le Président de la République a pris une mauvaise décision aux multiples mauvaises conséquences. C’est une très mauvaise nouvelle pour l’avenir de l’ouest de la France et tout particulièrement pour les habitants de la Loire-Atlantique, à commencer par les 70 000 personnes qui sont survolées tous les jours et dont les nuisances ne vont faire qu’empirer.

Cette décision va également pénaliser notre territoire : elle constitue un véritable coup de frein à son développement économique et à son dynamisme. En renonçant à ce projet structurant, le Président de la République démontre sa méconnaissance de l’Ouest de la France et de ses enjeux. Ce premier renoncement, lui qui avait promis qu’il ferait cet aéroport, est un signe grave pour notre pays.


5 commentaires

Hélène , le 3 février 2018

Perte d’une chance.

Cette décision de l’Etat est un coup d’arrêt majeur au développement de nos territoire à Nantes mais aussi à l’ouest de Nantes (où il n’est pas aisé de rejoindre Paris pour ensuite s’envoler pour l’étranger).
C’est un coup dur pour tous les acteurs économiques de la région qui souhaitaient innover et aller chercher des marchés à l’export dans les 50 prochaines années.

auzac , le 15 février 2018

Bonjour,
Sympathisant pour les défenseurs du projet d’agrandissement, dans ma région Occitanie nous avons acceuilli un migrant,expulsé de Notre dame des Landes qui a réussi sa réinstallation agricole.
Double démission de l’Etat alors que tout le travail était achevé, le foncier acquis.Non respect du référendum local.
On se dégonfle devant quelques barbus qui n’ont aucun droit si ce n’est de foutre la M…
D’un côté 4 ou 5 grenouilles de la zone humide, de l’autre des milliers d’ hectares de cette réserve écologique majeure du lac de grand lieu qui constitue le “poumon” de l’ouest de l’Europe et qui sera fortement dégradée par les nuisances de l’agrandissement.
Pour un finir et il fallait débuter par cela on bafoue les habitants du secteur qui peuvent maintenant déménager.
Bon courage, lamentable
Cordialement

NOTA: dans ma région, les agriculteurs manifestants ont récemment gagné et ne se sont pas laissé faire, même s’il y a quelques dégâts: pouvoir politique arrogant qui de dégonfle très vite ! Il faut résister !

Anne-Sophie , le 22 février 2018

Le Gouvernement avait-il réellement un autre choix que de prendre cette décision là ?

Je ne pense pas que le Gouvernement ait pris cette mauvaise décision pour l’avenir de Nantes et sa région, seulement à cause de la pression de quelques Zadistes, uniquement par faiblesse. Ce serait se leurrer que de raconter cela.

Regardez la ZAD de Bure : le problème a été réglé, avec méthode et en y mettant les moyens.

En revanche, comment prendre une décision favorable dans un dossier où les gens et les élus sont profondément divisés en Pays de la Loire. Les Maires de principales Villes de Vendée et de Maine et Loire étaient contre. La grande majorité des élus de Vendée ont bataillé contre ce projet. Tous les députés LREM des Pays de la Loire étaient contre ce transfert. Les chefs d’entreprises vendéens ont signé une pétition contre ce projet.

Ce sont ces éléments factuels, relevés lors des consultations locales, qui ont lourdement pesé au moment de la prise de décision du Gouvernement.

D’ailleurs au final, constant cette division des élus locaux sur le sujet en Pays de la Loire, il n’est pas surprenant que la population française se prononce à 76% en phase avec la décision prise par le Premier Ministre. Le contexte ne permettait rien d’autre. C’est une décision de sagesse face à cette division.

Marc , le 13 mars 2018

Il est exact que la décision n’est pas bonne pour l’avenir de Nantes et le développement de l’Ouest.

L’écart avec d’autres Métropoles françaises va se creuser (Bordeaux, Toulouse) et l’Etat a raté l’occasion de rééquilibrer les grandes infrastructures aéroportuaires avec l’Est de la France. Il est évident que l’aéroport de Nantes ne pourra jamais rivaliser avec ceux de Lyon ou Nice. L’écart de développement risque fort de s’accroître…

Il faudrait s’interroger sur les éléments qui ont pu aboutir à cette erreur d’appréciation des enjeux régionaux de la part des décideurs nationaux.

Yves Jochaud , le 10 avril 2018

Les 2 arguments qui ont fait pencher la balance en défaveur de ce projet majeur ont clairement été exposées par le 1er ministre :
1- la désunion des élus locaux des Pays de la Loire lorsqu’ils ont été consultés en janvier : partout en Vendée, à Angers, à Cholet, élus comme décideurs économiques étaient contre. Il n’y a qu’à Nantes qu’il y avait une majorité large pour ce projet.
2- le coût pour l’Etat alors qu’il en encore à devoir faire des efforts démesurés pour revenir enfin sous la barre des 3% de déficit annuel… règle qu’il ne respecte plus depuis près de 10 ans et la crise de 2008. La période est donc hélas aux économies particulièrement sur les gros investissements.

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Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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