Rencontre avec Elisabeth Borne, ministre des Transports

Tout d’abord j’ai remercié Madame la Ministre de se déplacer car la situation que nous connaissons est exceptionnelle. J’ai rappelé, au sujet de l’abandon du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique sur le site de Notre-Dame-des-Landes, qu’une mauvaise décision avait été prise par le Premier ministre. Cette mauvaise décision a donc de très mauvaises conséquences.

Il nous appartient de traiter toutes ces conséquences. En premier lieu, il s’agit de se préoccuper des 70 000 personnes qui vont continuer d’être survolées. Il appartient à l’Etat d’apporter des réponses, des solutions pour que ces habitants subissent moins de nuisances.

Ensuite, nous devons évidemment parler de l’avenir du transport aérien sur nos territoires. Mais nous devons aussi répondre à des questions immédiates : j’ai évoqué nos craintes concernant le développement du Grand Port Maritime, l’avenir de la raffinerie et du contournement de Donges, l’avenir de la centrale de Cordemais. Ces sujets sont préoccupants tout comme, bien sûr, les grands projets de liaisons ferroviaires.

J’ai aussi rappelé une méthode. Ici dans l’Ouest, nous travaillons collectivement. Tous les territoires devront ensemble redéfinir un projet à négocier ensuite avec l’Etat. Nous allons nous inscrire dans cette démarche collective pour traiter les défis à toutes les échelles : locale mais aussi européenne et mondiale.

Concernant la RD 281 j’ai indiqué à Madame la Ministre que le Département allait tout mettre en œuvre pour effectuer un diagnostic et engager les procédures de travaux le vite possible. Il y aura une protection des agents du Département et des entreprises qui interviendront, assurée par l’Etat.

J’ai aussi dit à Madame la Ministre que la République et la démocratie avaient été abîmées et qu’il était plus facile de restaurer une route départementale que de restaurer la démocratie. La confiance entre l’Etat et les collectivités a été abîmée, tout comme la confiance entre l’Etat et les citoyens, puisque leur décision, exprimée lors du référendum, n’a pas été suivie.


8 commentaires

Grollier , le 27 janvier 2018

Merci pour vos prises de position claires et adaptées sur NDDL notament et la démocratie

Gallet , le 28 janvier 2018

Ce n’était pas un référendum mais une consultation.

Alwen , le 3 février 2018

Il devient maintenant urgent de savoir si les grands projets ferroviaires de liaisons rapide Nantes-Rennes (en 45mn) et Nantes Vannes Lorient Quimper sont abandonnés parallèlement à l’abandon du projet NDDL qui était commun à ces bassins d’emploi..

Les habitants et les acteurs économiques attendent ces infrastructures depuis tellement longtemps pour être enfin reliés correctement (pour mémoire : Orléans – Paris se fait en 50mn depuis 1990).

Quelle est la position de Madame Borne sur ces sujets ?

Jacques , le 9 février 2018

Il y a de quoi être inquiet en effet.
Nantes semble être en perte de vitesse face à des villes comme Bordeaux ou Rennes qui ont su obtenir le financement par l’Etat d’infrastructures indispensables à leur développement.

Franck , le 14 février 2018

Si les villes de la Roche sur Yon, Cholet et Niort se situent en Sud-Loire du côté de l’aéroport de Nantes Bouguenais, il n’en demeure pas moins que la Ville de Nantes (6ème ville de France) s’est construite au Nord de la Loire.

Il y a donc fort à parier que le gros des habitants et des activités se situent là aussi.
Concrètement, parmi la longue série de mauvaises conséquences de cette décision, est-ce que le Gouvernement a prévu de payer aux nantais l’élargissement des franchissements des ponts de Cheviré et de Bellevue qui vont devenir indispensables à court terme ? Il doit y en avoir pour 200 millions d’euros au bas mot.

Il ne faudrait pas que ce soit les contribuables de la Métropole Nantaise qui aient au final à payer les pots cassés d’une décision qui est allée à l’encontre de leur vote.

Lionel Z. , le 27 février 2018

Les vendéens ne jouent pas le jeu : le Maire de La Roche sur Yon vient de réclamer l’agrandissement de son aéroport en Vendée, en partant du principe que l’extension de l’aéroport de Nantes Bouguenais ne pourrait jamais voir le jour. Ce n’est pas très solidaire comme démarche.

Joseph (Blain) , le 14 mars 2018

Attention les élus angevins ne jouent pas le jeu non plus !

Plutôt que de soutenir les mesures compensatrices sollicitées pour re-développer Nantes Atlantique, ils réclament maintenant des crédits auprès de l’Etat pour développer l’aéroport d’Angers Marcé, en annonçant par anticipation la saturation prochaine de l’aéroport de Nantes.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/notre-dame-des-landes-la-satisfaction-du-maire-divers-droite-d-angers-5506049

Guillaume Busson , le 25 mars 2018

Plus de cent aéroports en France, contre une vingtaine en Allemagne… cherchez l’erreur !

Nous sommes sidérés de lire qu’en Région Pays de la Loire le Maire (LR) d’Angers et le Maire (LR) de la Roche sur Yon aient plaidé pour l’abandon d’un aéroport mutualisé pour tout l’ouest… et viennent maintenant solliciter des aides publiques de l’Etat pour développer leurs 2 petits aéroports…

Avec une telle solidarité, on pressent déjà qu’il va être très difficile pour Nantes d’obtenir la 1ere contrepartie logique demandée à l’Etat suite à l’abandon de NDDL : le doublement des ponts de Cheviré et de Bellevue pour près de 400 millions d’euros.

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A propos…

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