J’ai remis des propositions pour améliorer la qualité d’accueil des enfants dans les établissement de la protection de l’enfance

J’ai co-présidé le groupe de travail « Diffuser une culture de la transparence et de la qualité des lieux d’accueil » avec Anne-Marie Armanteras de Saxcé, membre du collège de la Haute autorité de santé, dans le cadre de la concertation nationale sur l’enfance protégée lancée en mars 2019. La restitution des travaux était organisée à Paris mercredi 26 juin, en présence de la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn. L’occasion de remettre au secrétaire d’État chargé de l’enfance, Adrien Taquet, des propositions issues des échanges au sein du groupe de travail.

Le rôle et les responsabilités de chacun doivent être clarifiés et affirmés. Les Départements ont besoin d’avoir des critères et des références claires de la part de l’État afin que chacun des enfants confiés puisse bénéficier d’une qualité d’accueil identique sur l’ensemble du territoire national. Cette garantie, nous la devons aux enfants que nos Départements protègent chaque jour. En Loire-Atlantique, plus de 5 000 enfants sont concernés. C’est une exigence que tous les acteurs de la protection de l’enfance doivent se fixer parce que la société, alertée, nous la réclame.
Pour y parvenir, nous avons souhaité placer les besoins et les intérêts des enfants au cœur de nos réflexions.
C’est ainsi que nous proposons que l’État fixe clairement les règles à respecter afin que les Départements puissent contrôler et évaluer le fonctionnement des établissements de manière globale selon toute une série de critères qui resteront à affiner. L’un de ceux-là devra être la qualité du bâti et c’est pour épauler les acteurs que notre groupe de travail propose la création d’un fonds national d’investissement pour les établissements de la protection de l’enfance.
La Loire-Atlantique est déjà engagée dans cette dynamique puisque, outre la reconstruction totale du Centre départemental enfance familles à Saint-Sébastien-sur-Loire pour un montant de 16,5 M€ (livraison fin 2020), c’est un montant de 9 M€ que nous consacrons sur 5 ans à l’investissement dans nos établissements de la protection de l’enfance.
Je reste néanmoins convaincu qu’exiger la qualité dans les lieux d’accueil n’est pas qu’une question de contrôle mais bien de dynamique partenariale rendue possible par le climat de confiance construit localement avec les établissements, premiers partenaires des Départements, par une politique volontariste autour des projets pour l’enfant, par la mise en œuvre des schémas et l’animation des observatoires départementaux de la protection de l’enfance.
Un dernier point, essentiel : n’oublions jamais que les premiers concernés par la qualité d’accueil dans les établissements restent bien entendu les enfants eux-mêmes. L’écoute et le recueil de leur parole ont beaucoup occupé nos travaux et nous avons formulé plusieurs propositions au Secrétaire d’État pour en formaliser les modalités.
Nous attendons désormais du gouvernement qu’il assume ses responsabilités en prenant des décisions en cohérence avec les mobilisations des acteurs pendant ces trois mois de concertation. Des espoirs récents ayant été récemment déçus au sujet de la proposition de loi de Brigitte Bourguignon pour l’accès à l’autonomie des jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance, je serai particulièrement vigilant à ce que cette dynamique de concertation ait été réellement utile pour les enfants en danger que les Départements protègent au quotidien.


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Président du Conseil Départemental de Loire-Atlantique, je partage ici tout ce qui fait mon actualité, mes réactions politiques et mes coups de coeur.

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