Fev2012-9

NDDL: “Nous ne voulons pas devenir le Larzac de l’Ouest!”

Je vous propose la lecture de cette tribune en réaction aux évènements récents qui se sont déroulés autour du transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame des Landes.

Bonne lecture!

« Nous ne voulons pas devenir le Larzac de l’Ouest ! »

  

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés le week-end du 18 novembre sur le site du transfert de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Aux côtés d’opposants historiques, nous avons vu un mélange surprenant de personnalités médiatiques venues de Paris pour faire de belles images, de plus ou moins bons mots et nous donner des leçons sur la manière de penser le développement de notre Département.

Ces personnes se sont trompées : La Loire-Atlantique, Nantes et Notre-Dame-des-Landes, ce n’est ni Plogoff, ni Le Carnet et encore moins le causse du Larzac, pays cher à José Bové. 

Notre Département mène depuis 30 ans une stratégie de développement qui allie croissance économique, préservation de nos ressources et mise en valeur de nos espaces naturels. Cette stratégie porte ses fruits : la Loire-Atlantique résiste mieux que d’autres régions à la crise économique et sociale. Nous sommes devenus un des départements les plus attractifs de France qui, en vingt ans, a vu l’équivalent de la population de la ville de Nantes (300000 habitants) s’y installer. La Loire-Atlantique est le 1er département en surface agricole biologique et protège 5700 hectares d’espaces naturels sensibles. Nous sommes un des territoires pionniers dans la transition énergétique grâce à l’énergie éolienne off-shore et terrestre. Enfin, nous mettons en place un périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains  (PEAN) de 19000 ha entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes, inédit en France.

Pour toutes ces raisons, mesdames et messieurs Bové, Joly et consorts, je vous demande, au nom des habitantes et des habitants de ce Département de ne pas prendre en otage l’avenir d’un territoire pour satisfaire vos envies de médiatisation ou raviver vos souvenirs de jeunesse !

Car de quoi est-il question ? De construire une centrale nucléaire ? Non. D’exploiter du gaz de schiste ? Non. D’installer une base militaire ? Non plus.

Le transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame des Landes est une opération nécessaire pour le développement du grand ouest et avec lui d’emplois pérennes. Elle est aussi indispensable pour réduire les risques sanitaires et physiques qu’encourent les 42000 habitants de l’agglomération Nantaise qui vivent à proximité de l’actuel aéroport.

Je respecte les opposants au transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes et j’entends leurs arguments.

Mais, dans cette opposition, j’observe un curieux mélange des genres !

Ici, l’intérêt particulier de 10 exploitants agricoles qui refusent contrairement à tous les autres, un règlement amiable et financier ; là, les arrières pensées politiques de quelques uns qui utilisent Notre-Dame-des-Landes pour attaquer la majorité de François Hollande et du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault. Ici, la radicalité d’une poignée d’activistes qui prônent la décroissance à outrance et veulent l’imposer à tous ; là, des  citoyens soucieux de l’environnement à qui je réponds que l’on peut concilier préservation de l’environnement et développement économique en protégeant les espaces les plus précieux et en faisant évoluer les espaces déjà urbanisés.

Au final, c’est un récit simpliste et caricatural qui est servi : ”d’affreux élus locaux assoiffés de béton et inféodés aux grands groupes capitalistes”  face à “de gentils alternatifs qui défendent la nature et le bien-vivre.”

La réalité est autre !

Une crise économique et sociale sans précédent, un territoire qui a besoin de se développer pour préserver l’emploi et les conditions de vie des habitants, des élus locaux qui se refusent à voir les forces vives et les jeunes quitter le territoire faute d’emplois et de perspectives d’avenir.

Non, décidément, nous ne voulons pas devenir le Larzac de l’ouest !

Philippe Grosvalet

Président du Conseil général de Loire-Atlantique

 

 

 

 

 

 

 


24 commentaires

Eulenspiegel , le 27 novembre 2012

Je vous arrête dès la 2e phrase “… nous donner des leçons sur la manière de penser le développement de notre Département…” (sic)

Notre-Dame-des-Landes est un aéroport inter-régional à vocation internationale… il ne concerne pas le développement du seul département de Loire-Atlantique. Les conséquences de sa construction concerne l’ensemble des habitants des régions administratives Bretagne et Pays-de-Loire et même au-delà.

Son financement, en ces temps d’incertitude économique concerne l’ensemble des Français.

Les dizaines de milliers d’habitants de ce département qui passent quotidiennement 2 heures dans leur auto dans les bouchons pour aller travailler apprécieront la pertinence de cet équipement qui n’a vocation qu’à permettre à une minorité d’aller faire du shopping à New York.

L’aéroport Notre-Dame-des-Landes avait toute sa pertinence il y a 40 ans. Nous vivons aujourd’hui la fin d’un modèle industriel, lié au renchérissement des énergies fossiles et à l’émergence de nouveaux moyens de communication. Il est particulièrement navrant de constater qu’on n’ait pas plus d’imagination dans la région qui a vu naître Jules-Verne.

patrick , le 27 novembre 2012

Enfin une prise de parole courageuse pour rééquilibrer un tant soi peu les choses!
J’aime beaucoup: “Au final, c’est un récit simpliste et caricatural qui est servi : »d’affreux élus locaux assoiffés de béton et inféodés aux grands groupes capitalistes » face à « de gentils alternatifs qui défendent la nature et le bien-vivre. »
La réalité est autre !”

Nous avons besoin de cet aéroport, maintenant, les blocages, ça suffit, une minorité ne peut pas bloquer la démocratie ainsi!

Celine.G , le 27 novembre 2012

Monsieur GROSVALET,

Avec tout le respect que je vous dois, je suis en mesure de vous dire que le Département de Loire-Atlantique n’est pas le premier à développer un PAEN. Il en existe déjà 3, dont un de plus de 3 000 hectares dans le département de la Loire.
Il est cependant inédit dans l’Ouest de la France et aurait vocation à se développer.

Cordialement

Philippe Grosvalet , le 27 novembre 2012

Vous avez raison, mais c’est la taille de celui-ci qui est inédit: 19.000 hectares.
Bien cordialement,

Tom , le 27 novembre 2012

Monsieur Grosvalet,
Non, il n’y a pas que des Parisiens qui luttent contre ce projet. Regardez bien ce qui se passe à NDDL, et vous verrez que de nombreux paysans et habitants locaux sont aussi là, sur le terrain, pour faire entendre leur voix. Et je trouve plutôt rassurant que ces voix soient portées bien au-delà des simples frontières de la Loire-Atlantique. Car si vous voulez “développer” votre département et vanter son attractivité auprès de personnes qui n’y habitent pas, acceptez que ces mêmes “étrangers” puissent aussi donner leur point de vue.
Et maintenant, quelques questions :
L’actuel aéroport de Nantes est-il saturé ?
Que pensez vous de tous ces pilotes d’avion qui affirment que le projet de NDDL est démesuré et inadapté ?
Que ferez vous de ce site, et comment rebâtirez vous ce qui a été détruit quand, dans 40 ou 50 ans, la disparition du pétrole fera de votre aéroport un équipement totalement obsolète (je ne parle pas de décroissance, là, mais d’une réalité géologique) ?
N’est-il pas paradoxal qu’un élu se disant de gauche prône les vertus d’un partenariat public-privé, généralisé par un pouvoir de droite, système qui a tellement fait ses preuves que même le Royaume Uni, pourtant précurseur en la matière, regrette sa généralisation ? Voir également l’hôpital sud-francilien, parfait exemple des dérives engendrées par le PPP.
Le “développement économique” doit-il passer impérativement par la destruction d’un milieu naturel, d’un système de production paysanne dont bénéficient les citadins eux-mêmes (Amap et produits bio), d’un type de paysage qui se fait de plus en plus rare ?
A l’arrivée, ce sont bien deux choix de société qui s’opposent. Et tout pourrait se résumer en une seule question : quel monde souhaitons-nous, vous et moi, laisser à nos petits-enfants ?

Jean Le Gallop , le 27 novembre 2012

Depuis que cet aéroport a été décidé, il y a eu une crise économique, le pétrole a pour la première fois, passé la barre des 100 $ et le réchauffement climatique s’accélère, et nous détruisons toujours davantage de terres agricoles (deux fois plus que l’Allemagne), en particulier en Bretagne et dans les Pays de Loire qui sont en pointe!

Alors? le temps n’est-il pas venu d’un ré-examen objectif de ce projet?

Signé: Un breton contributeur malgré lui de ce projet, qui aime bien par ailleurs le gouvernement et qui a voté socialiste aux dernières régionales pour la dernière fois!

Jean Le Gallop , le 27 novembre 2012

D’autres projets de développement pour l’ouest:

L’urgence en matière de développement, pour l’ouest, se situe ailleurs:
- développement des TER en manque de budget (au moins en Bretagne),
- développement des transports collectifs peu énergivores: 2ème métro à Rennes, 2ème tram à Brest…,
- développement de l’attractivité de l’habitat en ville (pour réduire sa dispersion) et réhabilitation des logements urbains (isolation, mode de chauffage…) en vue de réduire la facture énergétique, premier poste du déséquilibre commercial de la France,
- accélération du développement des énergies marines renouvelables (La France a pris du retard sur ses objectifs 2020 selon l’ADEME),
- remise sur rail de notre agriculture, trop dépendante de l’importation d’aliments (qui est une délocalisation de l’emploi régional d’ailleurs)

NRV , le 27 novembre 2012

Cher M. Le Gallop, ce projet en date pas d’aujourd’hui, en effet et toutes les urgences que vous listez ne sont pas incompatibles avec la réalisation de NDDL qui représente un investissement public très limité au regard d’autres opérations comme la LGV Le Mans-Rennes.
Allez demander aux salariés d’Airbus si ce n’est pas une priorité!
Nous avons besoin de ce transfert surtout en pleine crise comme vous la décrivez, sans investissements, il n’y aura pas de reprise.
Certains essayent d’opposer les uns aux autres, moi je pense comme M; grosvalet qu’il faut en finir avec les caricatures. On peut combiner développement éco, croissance et protection de l’environnement!

bre , le 27 novembre 2012

Un habitant qui a vécu +de 20ans à 1km de l’aéroport de Nantes Atlantique propose de :

Réaliser une liaison ferroviaire électrifiée à grande vitesse (1/2 heure) entre l’aéroport Nantes Atlantique et celui de Saint-Nazaire par le Sud-Loire qui permettrait de dynamiser la métropole Nantes/Saint-Nazaire, améliorer l’accessibilité du Pays de Retz et permettrait d’offrir une alternative au projet contesté d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Infrastructures a priori nécessaires :
- ouverture d’une gare sur la ligne TER existante à proximité immédiate de l’aéroport Nantes Atlantique
- électrifier la ligne ferroviaire de Nantes à Saint-Hilaire-de-Chaléons
- réouverture de la ligne de Saint-Hilaire-de-Chaléons à Paimbœuf et électrification
- construction d’un pont ferroviaire pivotant dans le prolongement de la ligne Saint-Nazaire/Nantes situé entre Donges et Paimboeuf
- ouverture d’une gare sur la ligne TER existante à proximité immédiate de l’aéroport de Saint-Nazaire
- construction d’un aérogare à l’aéroport de Saint-Nazaire
- développement de rames de train permettant l’enregistrement des bagages en cours de parcours entre les 2 aérogares et d’un moyen de transfert rapide des bagages enregistrés dans le train vers l’infrastructure de chargement des bagages existante

Ce qui aboutit à un aéroport de 2 pistes distantes de plusieurs dizaines de km mais reliées par un moyen de transport à haut niveau de service offrant une bonne accessibilité à partir du nord comme du sud de la Loire + mise en valeur économique de la métropole Nantes/Saint-Nazaire

.. + un peu d’argent non utilisé permettant à Vinci de construire des parking à étage sur le site de l’aéroport nantais actuel qui en manque cruellement

Domij , le 27 novembre 2012

Monsieur,

“C’est un récit simpliste et caricatural qui est servi” dites-vous à propos du discours des opposants et c’est exactement ce que je pense de votre “récit” à vous Monsieur le président de la Loire Atlantique. Et je pourrais ajouter : clivant, diviseur, méprisant, hégémonique, archaïque, spécieux, faussement naïf, confus, mal argumenté, désolant… Je choisis aveugle.
Aveugle devant les 40 000 manifestants du 17/11 et la lame de fond qui surgit des profondeurs de toute la Bretagne et d’ailleurs contre ce projet d’aéroport “du grand ouest” et contre la violence d’Etat intolérable qui s’abat sur Notre Dame des Landes.
Aveugle devant la force de l’argumentaire des opposants unis dans leur diversité.
Aveugle devant le profond changement qui émerge dans la pensée de gauche et ne se traduit pas dans les structures politiques.
Aveugle devant l’évolution considérable des enjeux du 21è siècle par rapport aux prévisions héritées du 20è.
Aveugle et irresponsable.

Et je ne vois strictement aucun lien de cohérence entre votre louable (et nécessaire) politique de développement durable, à laquelle était aussi très attaché votre prédécesseur M. Maréchal, et cet aéroport que vous qualifiez « d’opération NECESSAIRE pour le développement du grand ouest ». Argument servi depuis 1972, où le secrétaire général de la préfecture à Nantes disait aux élus de l’époque : « Ceux qui ont étudié le devenir de l’ouest ont jugé un aéroport indispensable ».
Une énorme infrastructure, visible sur les cartes d’Europe et du Monde, pour donner corps à ce « grand ouest » aux contours et à l’identité mal définis ?
Vieille conception de l’aménagement du territoire, très artificielle et centralisatrice.
Il s’agit plutôt d’un déséquilibre du territoire de l’ouest de la France autour d’une mégalopole, écrasant les régions et évidemment particulièrement la Bretagne, dont votre département fait historiquement partie intégrante, qui serait diluée dans ce « grand ouest » informel.

Non Monsieur, cet aéroport n’a pas de justification sur le plan écologique, ni économique, ni technique, ni financier, ni en terme d’emplois ou de transport, pas plus qu’en matière d’aménagement équilibré du territoire et de décentralisation authentique.

Et, rassurez-vous, ce ne sont ni les « personnalités médiatiques venues de Paris », ni « les (supposées) arrières pensées politiques de quelques uns » qui ont fait Plogoff, Le Carnet ou le Larzac, pas plus que Notre Dame des Landes.

La violente foire d’empoigne, assortie d’un dialogue de sourds, va t’elle continuer encore longtemps? Chacun a le droit de se tromper et le reconnaître l’honore.

Electrice de gauche, j’ai fait partie du million et demi de bretons (les 44 inclus) qui ont voté pour François Hollande le 6 Mai et croyez bien que je souhaite ardemment, comme bien d’autres, la réussite de cette majorité.
Respectueusement,
D. Jeannès – Lorient

rené , le 27 novembre 2012

Que de belles leçons de personnes qui n’habitent pas le département…
Nous on sait que STX est en danger, Airbus n’ira que mieux avec l’aéroport et quon en a besoin. Toutes les garanties écologiques ont été tenues maintenant ça suffit, gardez vos belles leçons de gauche pour d’autres et laissez les ligériens choisir leur avenir.
Vous etes une minorité, vous ‘avez pas le droit de bloquer comme ça!
Philippe tu as tout mon soutien!
René L. Donges

Louis , le 27 novembre 2012

M. Grosvalet

Voici déjà quelques heures que vous avez publié ce post ce “point de vue” et que vous ont été posées des question de fond, des questions bien précises, des questions de citoyens inquiets sur l’avenir de leur département, de leur région, de leur pays ; respectueux de votre qualité d’élu.

Des contributeurs se sont même donné la peine de vous faire gratuitement des propositions aussi argumentées que celles qui auraient pu vous êtres fournies par un cabinet privé et grassement rémunéré.

Vous n’avez sur ce laps de temps trouvé à répondre que sur la surface précise “inédite” du “PAEN” de votre département…

Etes-vous sérieux ?

serge , le 27 novembre 2012

Je vous soutiens par ce petit mot. Répondre sur les articles WEB ne sert malheureusement à rien tant ils sont monopolisés par les opposants.
Les écologistes qui parlent de zone humide et de faune exceptionnelle à protéger seront peut-être un jour crédibles quand il évoqueront le lac de Grand-Lieu classé natura 2000, parmi les plus grands lacs naturels de France et qui supporte les décollages depuis 50 ans.
Pour la plupart des opposants qui ne connaissent pas la région on peut préciser que le Lac de Grand Lieu est en bout de piste de l’aéroport à déménager.

Louis , le 27 novembre 2012

@ M. Serge
La protection du lac de Grand Lieu, zone fragile n’a jamais fait partie des arguments avancés pour le transfert de l’aéroport.
Le lac subit depuis longtemps des agressions violentes, telles les pesticides venus des vignobles, les diverses espèces invasives importées, les eaux usées, dont les composants chimiques ont des effets surprenants sur la reproduction des différentes espèces…
Le lac de Grand Lieu fut même au sortir de la guerre l’objet des pires spéculations qui auraient pu conduire à sa disparition, ceci dans la même logique technocratique, et avec cette même obsession du progrès.

Jean Le Gallop , le 27 novembre 2012

“Que de belles leçons de personnes qui n’habitent pas le département…”

Mais il ne s’agit pas de l’aéroport de Loire-Atlantique
mais de l’aéroport international du Grand Ouest!

et à ce titre, financé par l’état, la région bretagne et sensé nous concerner tous, habitants du grand ouest!

Nous n’aurions donc le droit de ne rien dire, nous autres habitants de ce grand ouest?

Paul Detarse , le 27 novembre 2012

M. Grosvalet,

Je ne comment pas pourquoi vous parlez de risques concernant l’aéroport actuel : en effet, la DGAC classe cet aéroport parmi les plus sûrs de France. Pourriez-vous éclaircir votre pensée ?

Paul Detarse , le 27 novembre 2012

M. Grosvalet,

Le NPA, Lutte ouvrière, le Parti de gauche, Europe Écologie Les Verts, le MoDem, Debout La République, l’UDI, Solidarité et Progrès et le Front national se sont déclarés opposés au projet. Même au sein du PS, certains, tels que Ségolène Royal, ont exprimés des objections.

Il me semble donc que votre discours est particulièrement réducteur, en résumant l’opposition à celle d’une poignée d’activistes et de paysans.

Ces derniers jours, vous avez publié des tribunes sur différents sites, et elles ont reçu de multiples commentaires. Vous sachant proche du peuple, j’espère que vous prendrez le temps de lire ces commentaires et de répondre aux plus pertinents.

Gil44 , le 28 novembre 2012

@Paul De tarse: Si vous lisiez le texte de m. grosvalet vous verriez qu’il ne réduit pas à quelques activistes, il dit simplement que tout se mélange, c’est différent.
Par ailleurs, je suis heureux de constater qu’il n’est pas le nez collé sur les commentaires de son blog pour assumer le mandat que les habitants du département lui ont confié! Il y a beaucoup de travail en ce moment…
Les réponses à vos arguments ont été maintes fois apportées, vous le savez très bien. La démocratie est passée depuis bien longtemps et maintenant vous bloquez tout parce que le résultat ne vous a pas satisfait. L’aéroport se fera, c’est la volonté d’une large majorité de la population!

Philippe Grosvalet , le 28 novembre 2012

Je veux d’abord remercier celles et ceux qui m’expriment leur soutien et les assurer de ma détermination pour poursuivre la mise en œuvre du transfert de l’aéroport, car c est bien d’un transfert dont il s agit ; il est toujours bon de le redire.

A celles et ceux qui expriment leur opposition, entendez bien que ce débat n’est pas une nouveauté. Dans chaque collectivité, communes, conseils généraux et régionaux, il y a eu de nombreux débats démocratiques autour du projet de transfert de l’aéroport et un certain nombre d’élus ont défendu vos positions. Le dialogue continue et à aucun moment nous ne l’avons refusé, bien au contraire.

A chaque scrutin local ou national, nous n’avons jamais caché notre soutien à ce projet et débattu.

D’autres ont placé la question de la lutte contre ce transfert au cœur de leur campagne électorale. Pourtant, les électrices et les électeurs nous ont toujours soutenus et c’est à mes yeux le premier des référendums.

Ce que je souhaitais exprimer par ce texte, c’etait l’insupportable récupération et utilisation médiatique et politique qui nous porte préjudice à toutes et tous. Nous sommes sur une terre de dialogue et nous avons su résister et avancer dans les moments difficiles grâce à cette force.

Maintenant, en ce qui concerne les arguments d’ordre technique, j’y ai répondu d’innombrables fois et vos remarques sont certainement de bonne foi mais n’amènent à aucun moment de nouvelles informations susceptibles de réviser mon jugement personnel.

Enfin, je rejoins le commentaire de Tom :

Oui, c’est un choix de société, un choix politique que j’assume, celui de combiner l’indispensable développement économique de notre département avec l’impératif de préservation de nos terres agricoles, de notre environnement et de la biodiversité. Le Département de Loire Atlantique que j’ai l’honneur de présider est d’ailleurs reconnu au plan national comme particulièrement exemplaire en la matière et j’en suis fier.

Ne versons pas dans la caricature, je ne suis pas assoiffé de béton et je veux vous assurer à nouveau que toutes les précautions ont été prises pour compenser ce nouvel équipement.

Je ne peux imaginer que les 42 ooo habitants qui subissent les nuisances de l’aéroport actuel les endurent 60 ans encore avec encore plus de mouvements comme le souhaiteraient certains, qui, eux, ne sont pas soumis à une exposition au bruit de cette intensité.

Maintenant, il me semble important que la situation s’apaise, que les violences cessent, et que le droit puisse à nouveau s’appliquer sur le site du futur aéroport du grand ouest.

Bonne journée,

Philippe Grosvalet

Paul Detarse , le 28 novembre 2012

@Gil44

J’ai pu passer des réponse liées à la contradiction apparente entre l’insécurité de l’aéroport et son classement parmi les plus sûrs de France : l’enquête sur la Déclaration d’Utilité Publique n’en parle pas, et je n’ai pas trouvé d’informations dans d’autre documents. S’y une réponse y a déjà été apportée, je vous serais reconnaissant de m’aiguiller.

Cordialement

Jeff__ , le 29 novembre 2012

Pourquoi on ne répond jamais à la question suivante : Que devient l’usine Airbus si on ferme Nantes Atlantique? Cette dernière est ravitaillé par le Beluga qui se pose sur l’actuel aéroport…

nazairien , le 5 décembre 2012

Une question bete : si on signe la pétition notre nom sera t il divulgué plus tard ?
pas envie de subir les sarcasmes des écolos de mon cercle …

sammydress , le 8 juin 2015

The surprising thing is that zionists and their irrational followers have become so besotted, so utterly infatuated with their selective ‘anti-semitism’ narrative, they appear to be growing completely isolated (self imposed) from reality. A dangerous situation to be sure, but always much worse for those who fully believe their own propaganda; this situation has emerged from their early good innings and most of all, the bankruptcy of their ideology.
sammydress http://www.sammydress.cc

chartier , le 9 janvier 2018

Ces occupants on t’ils doit à l’APL et occuper sans droit bizarre en France c’est la ligne du dal qui prône ce droit arrêtons l’anarchie

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